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Définition

No-show

Aussi appelé : réservation non honorée · pose un lapin

Client ayant réservé un créneau et ne s'étant pas présenté, sans annulation préalable.

Le no-show désigne, dans le vocabulaire de l'hôtellerie, du transport et plus généralement de la réservation, un client qui a réservé un créneau, n'a pas annulé, et ne s'est pas présenté. C'est l'un des fléaux opérationnels de l'escape game. Une session no-show, c'est un créneau bloqué pour les autres clients, un game master payé pour rien, et une déception accumulée dans l'équipe. Sur une enseigne mal gérée, le no-show peut représenter 5 à 12 % des sessions ; sur une enseigne bien outillée, on peut le faire descendre sous 1 %.

Les causes du no-show sont variées. L'oubli pur et simple est la plus fréquente : le client a réservé trois semaines en avance, a oublié la date, n'a pas reçu (ou pas vu) son rappel email. L'imprévu arrive en deuxième : panne de voiture, enfant malade, retard de transport, embouteillage. Le changement d'avis est plus rare : le client a trouvé une meilleure offre ailleurs, ou plus simplement n'a plus envie. L'erreur sur l'heure ou le lieu ferme le quatuor : le client arrive 30 minutes en retard, ou se trompe d'adresse.

Les leviers de réduction du no-show sont nombreux et cumulables. Premier levier : la capture du paiement en amont. Une réservation payée a un taux de no-show divisé par cinq par rapport à une réservation gratuite. Deuxième levier : les rappels automatiques. Un email à J-3, un SMS à J-1, parfois un appel téléphonique pour les groupes importants. Troisième levier : la politique de pénalité claire. Annoncer en CGV que la session sera facturée même en cas d'absence change radicalement le comportement client.

Sur le plan juridique, l'opérateur d'escape game peut tout à fait facturer une session non honorée, à condition que ses CGV soient claires et accessibles avant la réservation. Le client a réservé un créneau qui n'a pas pu être commercialisé, il est légitime de demander le paiement. Toutefois, la preuve de la prise de connaissance des CGV est essentielle : un simple lien en bas de page ne suffit pas, il faut une case à cocher explicite au moment de la réservation. Sans cela, le client peut contester avec succès le débit.

Le retard n'est pas un no-show, mais doit être codifié. La plupart des enseignes prévoient une tolérance de 5 à 10 minutes après l'horaire de début, au-delà de laquelle la session est soit raccourcie, soit annulée et facturée. Cette règle doit être annoncée à la réservation, rappelée dans l'email de confirmation, et appliquée de manière uniforme. Faire des exceptions au cas par cas crée une iniquité entre clients et un fardeau opérationnel pour le GM qui doit décider en temps réel.

Le traitement post-no-show est souvent négligé. Un client qui n'est pas venu n'est pas forcément perdu : un email automatique le lendemain (« vous nous avez manqué ») avec une proposition de réservation à un tarif préférentiel transforme une partie significative des no-show en sessions effectives à J+30. C'est l'un des automatismes les plus rentables d'un CRM d'escape game.

Dans MyEscapeBoard, le no-show est tracé statistiquement, la facturation peut être déclenchée automatiquement, et un workflow de relance commerciale peut être planifié pour récupérer le client.

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